Nous fondons tous devant un ours en peluche. Et pourtant, soyons objectifs une seconde, l’ours, le vrai, celui qui surgit d’un bosquet toutes griffes dehors, celui qui est considéré comme un fauve si redoutable qu’on le retrouvait dans les arènes, n’a absolument rien de charmant, et encore moins de doux ou d’enfantin. Il a fallu une bonne dose d’imagination à Morris Mitchom pour en faire un jouet attendrissant. Sans doute a-t-il eu en premier lieu la clairvoyance de saisir tout le potentiel du bébé! Car n’oublions pas que ce sont des oursons qui sont en premier lieu créés par ce génie du jouet! En outre, il y a évidemment un lien avec les contes et légendes… N’oublions pas que dans nombre de contes, les enfants sont des êtres privilégiés qui grâce à leur innocence parviennent à communiquer avec les animaux aussi sauvages soient-ils. Il paraît donc évident que l’attendrissement que nous ressentons à la vue d’un ours en peluche est avant tout lié au fait qu’il fait revivre l’enfant qui se cache en chacun de nous. Comment ne pas associer l’ours en peluche à cette douce sensation de confort et de sécurité que nous ressentions dans le foyer de nos parents? C’est d’ailleurs si universellement reconnu que l’ours est souvent sorti du seul domaine de la peluche pour s’afficher sur des porcelaines, des bibelots, des bijoux ou encore des vêtements....