La cuisine tunisienne
Les Tunisiens apprécient les mets relevés. Les piments qui entrent dans la fabrication de l’harissa viennent le plus souvent de Nabeul et Gabès. Ils sont notés 4 ou 5 sur l’échelle simplifiée de Scoville, utilisée pour mesurer la force des piments, et qui compte 10 degrés.
Riche en produits frais du cru, la gastronomie locale à base de céréales, de légumes, de fruits, de poisson et d’huile d’olive a le goût du soleil méditerranéen et l’allure des plats célébrés sur les mosaïques romaines.
Les divers occupants qui se sont succédé au fil des siècles (Romains, Arabes, Juifs, Turcs, Andalous et Français) ont laissé leur empreinte culinaire sur le pays. Ce sont les Berbères qui ont introduit le couscous, denrée de base du Maghreb.Les hotels de Djerba offrent un grand choix de mets. Stratégiquement situés sur la route des épices, les Tunisiens ont développé l’usage d’ingrédients tels que le cumin, le carvi, le safran, la moutarde, le poivre, le gingembre, les boutons de rose séchés, le poivre noir et le sucre. Les associations viande-fruits-cannelle dérivent de la cuisine perse, importée par les Turcs ; mais l’influence la plus flagrante est celle des Français.
Le petit-déjeuner traditionnel se compose de lait, de café, d’oeufs, d’assida (un dessert à base de farine ou de semoule, d’huile d’olive et de dattes), de beignets, de sohlob (sorgho, sucre, cannelle et gingembre) ou de hsou (soupe épicée à base de semoule et de câpres). Or, influence française oblige, vous verrez davantage les gens prendre un café accompagné d’un croissant ou d’un pain au chocolat.
Parmi les entrées du déjeuner (ftour) et du dîner (ashaa), on trouve des soupes, des salades, des légumes, du poisson ou un tajine (ne pas se fier au nom marocain ; il s’agit en Tunisie d’une omelette fourrée à la viande hachée, au poisson ou aux légumes), suivis d’un couscous ou d’un plat de pâtes.
