Faire un crédit chez les belges
En Belgique, on mange des frites, on est fans de chocolats Oraïa (de la marque avec le célèbre éléphant…), et on y fait, comme en France, des crédits. En à peine plus d’une heure, un parisien peut aller à Bruxelles. Quelqu’un de Valenciennes ou de Lille en a pour à peine quelques minutes pour passer de l’autre coté de la frontière. La langue, du coté Wallon, est la même. Tout parait si simple, pourquoi ne pas regarder de l’autre coté de la frontière pour faire un crédit en Belgique? Après tout, nous sommes en Europe, nous avons l’euro qui est identique des deux cotés de la frontière et SEPA, le système de paiement unifié européen est en vigueur.
Et pourtant, ce n’est pas si simple. Dans notre article sur eKonomia, nous passons en revue les pours et les contres, et chaque situation est différente, comme à l’accoutumée. Impossible de faire des généralités, mais une chose est sûre: si vous êtes en surendettement, mieux vaut passer votre chemin avec un crédit à l’étranger, ce n’est clairement pas ce qu’il faut faire. Le crédit est une facilité de paiement, permettant d’obtenir un bien plus rapidement. Ce n’est en aucun cas une façon d’avoir de l’argent facile, qu’il ne faudrait pas rembourser.
En Belgique, les lois protégeant les consommateurs sont assez strictes. Cette différence de protection juridique est parfois importante. Il y existe notamment un registre national des crédits, ce qui devrait arriver en France également. Un prêteur belge sait ainsi tout de la situation financière d’un demandeur de crédit, et ne pourra pas prêter à des personnes qui tentent d’obtenir un crédit de manière frauduleuse. En Belgique comme en France, mieux vaut faire un crédit sûr, celui que nous savons que nous pouvons rembourser, même en cas de coup dur. Pour espérer un jour pouvoir faire librement un crédit de l’autre coté de la frontière, afin d’obtenir le meilleur tarif, la meilleure protection ou simplement pour faire un pied de nez à son banquier, l’UE devrait enfin harmoniser les différentes lois portant sur le crédit, et surtout, libérer ce marché sur tout le territoire européen. La concurrence, plus que jamais, est bénéfique en matière de finances.
